Depuis un mois, à la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis, la nuit, toutes les deux heures, la lumière s'allume dans la cellule d'Ydlune Lévy, présumée d'"ultragauche" saboteuse de caténaires SNCF. (...) Officiellement, c'est "pour la protéger d'elle-même. En réalité, comme le concèdent des juges en privé, il s'agit d'abord d'"attendrir la viande" de cette "dangereuse terroriste" promue par MAM ennemi public n°1 avec son compagnon Julien C.(...) A la question de Libération (11/12) "comment s'expriment leurs velléités terroristes?", le contrôleur général Christian Chaboud, responsable de la lutte antiterroriste, a répondu: "De par leur attitude et leur mode de vie."

(Le Canard Enchaîné)