Mon précédent billet a suscité quelques commentaires déployant plus de pédagogie et de calme que je n'en dispose à l'heure actuelle, étant passablement énervé (ce que j'assume complètement ceci dit). Merci à eux.

Il est amusant d'entendre les bilans tirés sur la Chiraquie finissante, qui retiennent généralement comme seul point positif de son règne le refus d'intervenir en Irak... alors même que le petit Nicolas, à la même place, n'aurait pas hésité embourber la France aux côtés de Bush et Blair dans le prévisible fiasco irakien, sans que ce ne soit jamais mentionné. D'une façon générale, je m'étonne toujours de voir à quel point les vertus du conditionnel sont parfois négligées par les journalistes - qui devraient pourtant finir par être quelque peu échaudés. La version officielle est toujours présentée comme parole d'évangile, avec bien peu d'investigation et de recul critique. Un genre de seconde farce, comme dit Antoine Hummel, ouais.